Depuis plus de deux mois le mouvement contre la « Loi travail » se construit et se développe en France.
Du fait de la faible énergie qu’ont mis les centrales syndicales opposées au projet dans la mobilisation et le rapport de force (jusqu’à maintenant – c’est peut-être en train de changer), la dynamique du mouvement repose essentiellement sur l’initiative de regroupements de personnes aux appartenances socio-professionnelles diverses (travailleuses, chômeuses, retraitées, étudiantes, lycéennes, syndiquées ou non…), s’organisant de manière autonome. Des actions ont lieu dans de nombreuses villes à l’initiative d’« assemblées de lutte », d’ « AG interpro », de « comités d’action », de « Nuits debout », etc. Mais ces assemblées ont peu de lien les unes avec les autres et se retrouvent à suivre le calendrier de l’inter-syndicale, souvent confus, dilué dans le temps, voir annoncé au dernier moment. Ces assemblées, se retrouvent donc, malgré elles, dépendantes de ce calendrier. Continuer la lecture →